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Peut-on parler d'ivresse benzodiazépinique ? À propos d'intoxications benzodiazépiniques aiguës, ni suicidaires ni mortifères
    Pour parler d'ivresse, on pense souvent à l'alcool, voire au cannabis, mais pas aux médicaments. Depuis les années 1960 et l'arrivée sur le marché des benzodiazépines, l'essor de leurs prescriptions et de leur diffusion en font des produits presque aussi facilement accessibles que l'alcool. La consommation répandue de ces psychotropes, avec ou sans prescription, fait qu'ils sont devenus une des premières sources de modulation de la conscience et de la pensée chimiquement induite. À côté d'intoxications médicamenteuses, volontaires ou pas, de surdosages, de iatrogénie, il existe une place pour un usage simple de ces médicaments psychoactifs, en dehors de toute prescription, et sans volonté suicidaire ni mortifère. Ainsi, lors de telles prises médicamenteuses ni prescrites ni suicidaires, qui peuvent être massives avec des manifestations marquées, est-il possible de parler d'ivresse comme pour d'autres substances psychoactives aux potentialités addictogènes ? Une analogie faite entre ivresse alcoolique et ivresse benzodiazépinique permet un parallèle entre les propriétés, les mécanismes d'action, les effets, les risques encourus par les consommations de ces deux classes de psychotropes. Ainsi une tentative est faite pour délimiter le concept d'ivresse benzodiazépinique. À partir de leur prise en considération, le mésusage des benzodiazépines peut être envisagé différemment, pour en développer le repérage et la reconnaissance, la prise en compte et la prévention. [résumé d'auteur]


    Mots clé : BENZODIAZEPINE ; DEPENDANCE ; DROGUE ; INTOXICATION AIGUE ; PHARMACODEPENDANCE ; USAGE NOCIF ;
       

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