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L'accueil d'urgence en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent : évolution sur 20 ans dans un site hospitalo-universitaire
    Les demandes de consultations en urgence en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent présentent certaines spécificités tant dans les situations rencontrées, que dans leur prise en charge, du fait d'une étroite relation entre le jeune et son environnement. Elles ne correspondent pas aux seules urgences psychiatriques, au sens strict du terme, mais également aux urgences psychologiques avec leur dimension sociale éventuelle. Elles demandent une réponse adaptée qui peut être déterminante pour l'avenir du sujet. Notre travail a consisté en une analyse descriptive et comparative de deux populations d'enfants et d'adolescents ayant consulté à l'unité d'accueil des urgences du service de pédopsychiatrie de La Salpêtrière. Il s'agit d'une étude rétrospective sur dossier (196 en 1992 et 314 en 2002) ayant pour but d'étudier l'évolution des caractéristiques de cette population sur dix ans et partiellement sur 20 ans grâce aux résultats d'une précédente étude de 1981. Une augmentation croissante de notre activité est constatée. La population rajeunit de plus d'un an (la moyenne d'âge est de 13,6 ans en 1992 et de 12,3 ans en 2002). Le sex-ratio ne se modifie pas, avec une proportion un peu plus importante de garçons mais un accroissement du nombre de filles lorsque l'âge augmente. Les demandes de consultation émanent majoritairement de la famille (58% des cas en 2002) avec une diminution relative, mais une stabilité en nombre absolu, de la part des autres demandes en particulier celles émanant d'un professionnel de santé. Les premiers motifs de consultation sont les conduites agies, avec près de la moitié des consultations tant en 1992 qu'en 2002. Des différences d'expression comportementale selon le sexe connues à l'adolescence, déjà constatées en 1981, sont observées en 1992. Elles apparaissent moins marquées en 2002. Les patients bénéficient bien plus fréquemment d'un suivi au moment de la consultation (33,8% des cas en 1992 et 55,4% des cas en 2002). Le premier diagnostic retenu est le trouble dépressif (24,2% en 1992 et 35,8% en 2002). Les décisions quant à l'orientation privilégient l'organisation d'un suivi ambulatoire (43% des cas en 1992 et 59,8% des cas en 2002), en particulier sur l'intersecteur, avec une diminution du taux d'hospitalisation (34,2% en 1992 et 19,8% en 2002) mais une stabilité du nombre absolu de ces hospitalisations. Ces résultats permettent de cerner les tendances évolutives de la population consultant en urgence. Une réflexion s'avère nécessaire, afin de pouvoir répondre à ces demandes croissantes, en particulier concernant le développement de dispositifs spécifiques tant hospitaliers qu'ambulatoires capables de prendre en charge une population consultante de plus en plus jeune.[résumé d'auteur]


    Mots clé : CRISE ; ENQUETE RETROSPECTIVE ; PEDOPSYCHIATRIE ; PRISE EN CHARGE ; PSYCHIATRIE DE LIAISON ; URGENCE PSYCHIATRIQUE ;
       

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