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Alcool et adolescence : jeunes en quête d'ivresse
    Les jeunes boivent, parfois beaucoup, et de plus en plus tôt. Tel est le constat des auteurs de ce livre, qui dénoncent un vrai problème de santé publique. Et si la dépendance est rare à l'adolescence, la consommation excessive d'alcool est fréquente. Les jeunes, et notamment les 17-18 ans (un marché de 30 à 40 millions d'euros mensuels) sont devenus une cible clairement identifiée par les alcooliers. Les nouveaux mélanges (premix et alcopops), avec leur fun packaging et leurs slogans chocs, sont conçus pour les séduire. Avec du sucre à profusion, pour masquer le goût de la forte dose d'alcool. Marketing sur le net, placement de produits, open bars, sponsoring de concerts : tous les moyens sont bons pour développer la clientèle d'aujourd'hui et fidéliser celle de demain. Le problème, c'est que plus on commence à boire jeune, plus le risque de dépendance est important.
    Comme dit le message de la Sécurité routière, « celui qui conduit, c'est celui qui ne boit pas. » Pourquoi cette étrange formule ? Aurait-elle un double sens ? Les autres, une fois désigné le sobre conducteur, peuvent consommer plus. Le discours de prévention est ambigu. Certes, l'alcool est présent dans 30 % des accidents mortels chez les 18-24 ans. Mais les accidents de la route ne causent que 6 % des décès attribuables à l'alcool. Il ne faudrait pas que « le platane cache la vigne »: les comas éthyliques, pancréatites aiguës, accidents traumatiques, oublis du préservatif et violences diverses.
    L'alcool, premier toxique rencontré par les jeunes, facilement accessible, est souvent toléré par les familles. Rite initiatique, il permet de rallier le groupe. L'abstinent court le risque de l'exclusion. Tout comme, d'ailleurs, celui qui boit de façon abusive.
    L'adolescence a ses troubles : pourquoi ne pas boire quand on ne peut plus faire face ? L'alcool se fait automédication. Il donne une assise, un fond à celui qui en manque. Il permet la défonce, rapide et efficace, pour calmer ses angoisses, solution temporaire et illusoire. Le remède est pire que le mal. « C'est jouer aux limites des possibilités au risque de sombrer. » Un constat inquiétant [Renaud Persiaux, note de lecture, Sciences humaines, n°182, 2007 : http://www.scienceshumaines.com/articleprint2.php?lg=fr&id_article=15559]


    Mots clé : ALCOOL ; ALCOOLISME ; ADOLESCENT ; ADDICTION ; COMPORTEMENT A RISQUE ; DEPENDANCE ; DEPRESSION ; ALCOOLODEPENDANT ; INTOXICATION AIGUE ; ENFANT ; TRANSGRESSION ; PROTECTION JUDICIAIRE DE LA JEUNESSE ; PRISE EN CHARGE ; ETHNOPSYCHIATRIE ; ACCIDENT ; EPIDEMIOLOGIE ; URGENCE ;
    Classification : 541 Intoxications - Alcool ,Tabac
    Lieu : Paris
    Illustration : couv. ill. en coul.
    Langue : français
    Notes : Bibliogr. p. 379-400. Liste des auteurs p. 401-406. Sites internet p. 400
    Thème : Psychiatrie-Conduites alcooliques
    Mot-clé géographique SantéPsy : EUROPE
    Actualités : 19 septembre 2007
       

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