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Caractérisation de la manie dans la cohorte nationale de 1 090 patients de l'étude EPIMAN-II-Mille : fréquence des sous-types cliniques, début et errances diagnostiques
    Forte des résultats de l'étude épidémio-clinique EPIMAN ayant porté sur une population de 104 patients maniaques hospitalisés, une nouvelle étude multicentrique nationale a été mise en place dans l'objectif de vérifier, dans une population plus large, les résultats obtenus et de les enrichir par une exploration plus complète des éléments anxieux et psychotiques associés à la manie. Méthode. - L'étude ' EPIMAN-II-Mille ' a été mise en place auprès de 317 psychiatres investigateurs sous la responsabilité de 19 coordinateurs régionaux formés au protocole et aux échelles psychométriques d'évaluation. Le protocole prévoyait l'inclusion de 1 000 patients consécutifs, hospitalisés et présentant une manie aiguë appartenant à un trouble bipolaire primaire (critères DSM-IV). L'évaluation incluait des échelles de manie (MRS et Beigel-Murphy), de dépression associée (liste de symptômes dépressifs, MADRS) et des éléments psychotiques (SAPS). Après atténuation de la sémiologie maniaque (huit jours minimum), les tempéraments affectifs et la comorbidité anxieuse ont été explorés. La stabilité des dérèglements thymiques a été vérifiée grâce à un agenda de l'humeur au cours de la première semaine de suivi à l'hôpital. Résultats. - Au total, 1 090 patients ont été inclus dans l'étude. Les résultats confirment la fréquence élevée des formes psychotiques (50 %) et mixtes (plus d'un tiers) des manies incluses, et révèlent, dans ces formes, de longs délais avant la reconnaissance de la bipolarité avec des errances diagnostiques : troubles schizophréniques pour les manies psychotiques non congruentes à l'humeur, troubles anxieux et de la personnalité pour les manies mixtes. Une prédominance féminine caractérise les manies mixtes et psychotiques non congruentes. Les manies psychotiques seraient plus fréquentes chez les patients jeunes, célibataires, présentant un abus de substances (hors alcool). Les manies mixtes se distinguent par une polarité des premiers épisodes plutôt mixtes (22 % des cas), et surtout par un taux de tentatives de suicide plus élevé (46,4 %) et par la prise plus importante d'antidépresseurs et d'anxiolytiques.Conclusion. - Les épisodes maniaques appartiennent à un spectre varié de phénotypes cliniques autonomes. Dans les formes psychotiques et / ou mixtes de manie, la reconnaissance correcte de la bipolarité et l'instauration d'une thérapeutique appropriée ne se font qu'après de longs délais. Pour les cliniciens, un apprentissage de ces formes est indispensable dans leur pratique.[résumé d'auteur]


    Mots clé : MANIE ; ANXIETE ; PSYCHOSE ; ECHELLE D'EVALUATION ; TROUBLE BIPOLAIRE ; SCHIZOPHRENIE ; TROUBLE DE LA PERSONNALITE ; TRAITEMENT ; CAS CLINIQUE ;
       

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