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Troubles bipolaires et incidences médico-légales
    Les grandes classifications mondiales des pathologies psychiatriques sont des systèmes de classement qui n'ont pas de prétention psychopathologique et ne se réfèrent plus à la maladie mentale, mais au trouble mental, défini par la présence d'un certain nombre de symptômes regroupés dans un ensemble syndromique pendant une durée minimale. Ces dernières années, l'attention a été largement centrée sur l'épisode dépressif majeur, qu'une traduction plus fidèle aurait dû qualifier d'épisode dépressif caractérisé. Mais une lecture attentive permet de confirmer que les troubles bipolaires y trouvent aussi leur place. Mais, au-delà du descriptif 'clinique', les troubles bipolaires peuvent aussi retenir l'attention pour d'autres raisons, car ils sont à la fois fréquents, quand on considère qu'ils concernent près de 3 % de la population, et à l'origine d'une souffrance importante et d'une désadaptation majeure. Dans cette optique, ce type de pathologie a des conséquences sociales et médicolégales fréquentes et graves. Mais, l'association de deux facteurs que sont leur caractère intermittent et une large méconnaissance de leurs critères de définition, par une majorité des cliniciens et des experts, explique probablement l'intérêt limité pour ce type de pathologie et sa très faible reconnaissance. Il y a quelques années, traiter des aspects médico-légaux de la prise en charge du patient bipolaire aurait pu se résumer à la présentation de l'hospitalisation sous la contrainte en psychiatrie des formes les plus caricaturales, si ce n'est des plus exacerbées. En effet, le monde judiciaire et le monde psychiatrique étaient nettement cloisonnés : au premier revenait la sanction de la faute, dans un monde sans incidence des troubles de l'humeur et, au second, le traitement de la maladie, essentiellement représentée par la psychose maniaco-dépressive. Il n'en est plus de même aujourd'hui et le partage est devenu moins manichéen avec la reconnaissance de plusieurs types de troubles bipolaires (type I, Il et III, mais aussi les états mixtes et les cycles rapides). Une telle mutation implique, pour les cliniciens, la prise en compte des incidences thérapeutiques, et, pour les juges, celle des incidences médico-légales. Le rôle de l'expert se situant pour sa part à l'articulation de ces deux mondes, tant en termes de reconnaissance de la pathologie, d'évaluation de la dangerosité, d'implication en termes de responsabilité et d'accessibilité à la sanction pénale.


    Mots clé : TROUBLE BIPOLAIRE ; CAS CLINIQUE ; JUGE ; DETENTION ; NEUROLOGIE ; RESPONSABILITE ; DANGEROSITE ; EPIDEMIOLOGIE ; AGRESSION ; NEUROBIOLOGIE ; PSYCHIATRIE MEDICO LEGALE ; TROUBLE DE LA CONDUITE ;
    Classification : 560 Folie à double forme
    Lieu : Issy-Les-Moulineaux
    Illustration : tabl.
       

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