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L'imagerie cérébrale, un outil au service de la psychopathologie ?
    Auteurs : Lemogne, Cédric
    Date de parution : 2015
    Pagination : 275-278
    Localisation CHSA : BmHEy
    Titre de la revue : ANNALES MEDICO PSYCHOLOGIQUES
    La psychopathologie est certainement précieuse pour guider l'application de l'imagerie cérébrale fonctionnelle à l'étude des troubles mentaux. En permettant une approche basée sur les processus mentaux sous-jacents plutôt que sur les catégories diagnostiques, elle offre l'opportunité d'identifier des biomarqueurs susceptibles d'enrichir la nosographie psychiatrique et, à terme, de renseigner les stratégies thérapeutiques. En revanche, la question de savoir si l'imagerie cérébrale fonctionnelle peut être un outil au service de la psychopathologie, c'est-à-dire de la compréhension des processus mentaux sous-jacents aux troubles psychiatriques, reste sujette à controverse. Un avantage potentiel de l'imagerie cérébrale fonctionnelle pourrait être l'identification de processus mentaux non conscients, c'est-à-dire non rapportables par le sujet, et possiblement inaccessibles à une mesure comportementale. Mais interpréter l'activité cérébrale comme témoignant de la présence d'un processus mental, ou inférence inverse, pose plusieurs problèmes, que le processus mental soit rapportable ou non. Ces problèmes peuvent être formalisés dans une perspective bayésienne où la probabilité de la présence d'un processus mental M en fonction de l'activation d'une région ou d'un réseau cérébral R, P (M R ) dépend de la probabilité a priori de M, P (M ), et des probabilités conditionnelles P (R M ) et . P (M ) dépend de la spécificité du paradigme expérimental utilisé tandis que les probabilités conditionnelles P (R M ) et peuvent être estimées grâce à des méthodes de data mining . Moins l'activation de R est spécifique de M, c'est-à-dire plus est élevée, moins l'inférence inverse sera valide. Cela est d'autant plus vrai que la définition de R est lâche. En dépit de ces limites, l'inférence inverse est néanmoins un outil heuristique puissant pour susciter des hypothèses secondairement réfutables concernant la nature des processus mentaux et leurs relations. Combinée à des paradigmes expérimentaux de qualité, l'imagerie cérébrale fonctionnelle est donc susceptible d'apporter des connaissances nouvelles à la psychopathologie. [résumé d'auteur]


    Mots clé : IMAGERIE PAR RESONANCE MAGNETIQUE ; NEUROPSYCHOLOGIE ; PSYCHOBIOLOGIE ; PSYCHOLOGIE COGNITIVE ; PSYCHOPATHOLOGIE ; NEUROPHYSIOLOGIE ;
       

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