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Psychoéducation et TCC, suivi d'une discussion
    La psychoéducation occupe aujourd'hui une place essentielle dans le champ des approches psychosociales. Initialement proposée aux patients psychotiques chroniques, elle s'est peu à peu étendue à d'autres types de pathologies chroniques, tels que les troubles bipolaires. Dès les années 1970, des cliniciens spécialisés dans les démarches thérapeutiques comportementales et cognitives enrichissent les programmes de psychoéducation avec des composantes propres aux thérapies comportementales et cognitives (TCC) pour devenir des programmes de réhabilitation du psychotique chronique. Il faudra attendre les années 1990 pour voir apparaître la même combinaison d'intervention psychoéducation plus TCC pour des patients souffrant d'addictions, de troubles de l'humeur récurrents tels que les troubles bipolaires. Depuis 1996, au moins cinq programmes psychoéducatifs TCC ont été développés pour ces patients. Parmi eux, le programme de Lam et al. (1999) constitue la référence internationale, de par le nombre important de publications concernant son efficacité. Nous présentons ici, d'une part, la démarche psychoéducative TCC dans sa mise en place historique, en insistant sur les différences de pratiques qu'il existe entre psychoéducation, approche TCC et éducation thérapeutique du patient qui voit aujourd'hui son développement se généraliser. Nous décrirons notre expérience depuis dix ans au centre de psychothérapie universitaire CMME, du Centre Hospitalier Sainte-Anne de Paris. Nous décrirons les résultats cliniques et psychologiques d'un programme de psychoéducation TCC pour patients bipolaires I partiellement améliorés par leurs traitements pharmacologiques cependant bien conduits (patients réfractaires). Les résultats principaux constatés chez 139 sujets sont une amélioration du fonctionnement psychologique associé à la dépression (c.-à-d., croyances dysfonctionnelles, estime de soi) et de la qualité de vie (c.-à-d., relations sociales, santé psychologique) pour des patients bipolaires qui ont connu en moyenne plus de 13 épisodes thymiques et qui, malgré les traitements pharmacologiques thymorégulateurs, connaissent encore des récurrences aux fortes répercussions psychosociales. [Résumé d'éditeur]


    Mots clé : EDUCATION DU PATIENT ; REMEDIATION COGNITIVE ; SCHIZOPHRENIE ; EVALUATION ; THERAPIE COGNITIVE ; THERAPIE COMPORTEMENTALE ;
       

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