Retour à la page d'accueil





Liens utiles





Pour nous contacter


Bibliothèque médicale
Henri Ey (BmHEY)


IFCS


IFSI













Article

Aspects psychopathologiques liés aux cancers, tumeurs et leucémies de l'enfant et l'adolescent
    Les cancers de l'enfant, tumeurs solides ou leucémies, sont des pathologies rares dont les taux de guérison avoisinent désormais les 80 % grâce à la combinaison de différentes thérapeutiques (chimiothérapie, radiothérapie et chirurgie essentiellement) et aux progrès de la recherche médicale. Pour autant la survenue d'une pathologie cancéreuse durant l'enfance ou l'adolescence entraîne un bouleversement profond et durable chez l'enfant ou l'adolescent lui-même mais aussi au sein de l'ensemble de sa cellule familiale, parents et fratrie en particulier. Le soutien psychologique repose sur le travail des psychologues et pédopsychiatres et sur celui de l'ensemble d'une équipe soignante pluridisciplinaire impliquée dans les soins à l'enfant ou l'adolescent atteint de cancer. Chaque étape (annonce diagnostique, début et fin des traitements, rémission et guérison, rechute, soins palliatifs et fin de vie) et chaque modalité spécifique de traitement (greffe de moelle osseuse par exemple) comporte en soi des particularités dont découlent, pour chaque jeune patient et ses proches, des enjeux psychiques singuliers et subjectifs qui doivent être accompagnés. Même si la survenue de réels troubles psychopathologiques semble relativement rare chez ces patients, les mouvements psychiques anxieux ou dépressifs, d'ordre réactionnel et adaptatif, plus transitoires donc, sont en revanche beaucoup plus fréquents. La prévention et le traitement de la douleur, des effets secondaires des traitements anticancéreux, ainsi que la qualité de la communication et de l'information délivrée à l'enfant ou l'adolescent et ses parents restent essentiels pour préserver une relation de confiance et réduire la détresse psychologique de chacun. Les frères et soeurs de l'enfant ou de l'adolescent atteint de cancer méritent aussi une attention spécifique du fait de la complexité et de l'ambivalence des sentiments qu'ils éprouvent. Enfin, les soignants eux-mêmes doivent bénéficier de lieux et temps de parole afin de pouvoir élaborer leurs pratiques professionnelles et en maintenir la qualité.[Résumé d'auteur]


    Mots clé : CANCER ; ENFANT ; PEDOPSYCHIATRE ; PSYCHOLOGIE ; ANNONCE DU DIAGNOSTIC ; ADOLESCENT ; FRATRIE ; DOULEUR ; SOIGNANT ; PEDIATRIE ; SOINS PALLIATIFS ; GUERISON ;
       

Envoyer par email
Ajouter au panier
Imprimer