Retour à la page d'accueil





Liens utiles





Pour nous contacter


Bibliothèque médicale
Henri Ey (BmHEY)


IFCS


IFSI













Article

Reconnaissance des expressions faciales émotionnelles et théorie de l'esprit dans la schizophrénie : la difficulté à identifier les états mentaux d'autrui serait-elle liée à un trouble de la reconnaissance des émotions faciales ?
    L'objectif de cette étude est de tester, chez des participants sains et des patients souffrant de schizophrénie, le lien éventuel unissant les compétences de reconnaissance des émotions faciales et celles de mentalisation abordées à travers la théorie de l'esprit et, plus précisément, la compréhension des croyances. Nous faisons l'hypothèse que les performances de reconnaissance des émotions faciales, au regard des performances en mémoire de travail ou en fonctions exécutives, sont le meilleur prédicteur de la compréhension des croyances et, par extension, des capacités de théorie de l'esprit. Vingt patients souffrant de schizophrénie selon les critères du DSM-IV-TR et 30 participants sains appariés sont évalués à l'aide de plusieurs épreuves mesurant la reconnaissance des émotions faciales (tâche des visages émotionnels), la compréhension des croyances (deux histoires de premier ordre et deux histoires du second ordre construites pour l'étude), les fonctions exécutives (Trail Making Test A et B, Wisconsin Card Sorting Test, version abrégée), la mémoire de travail (mémoire des chiffres de la WAIS-III pour l'empan auditivo-verbal, la planche de Corsi pour l'empan visuo-spatial). Outre les résultats comparatifs qui confirment ceux de la littérature en montrant une moins bonne reconnaissance émotionnelle et une moins bonne compréhension des croyances chez les schizophrènes, l'analyse de régression linéaire simple, menée sur l'ensemble des 50 sujets, montre que la reconnaissance des émotions faciales est un bon prédicteur de la performance aux tâches de théorie de l'esprit. Le lien retrouvé ici entre la reconnaissance des expressions faciales émotionnelles et la capacité à inférer des états mentaux à autrui, notamment les croyances, est un résultat qui peut s'inscrire au sein du modèle proposé par Marshall et al. (1995) sur l'empathie que nous discutons. [résumé d'éditeur]


    Mots clé : EXPRESSION DE L'EMOTION ; PERCEPTION ; SCHIZOPHRENIE ; THEORIE DE L'ESPRIT ;
       

Envoyer par email
Ajouter au panier
Imprimer