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Pour une thérapie de l'identité dans la schizophrénie
    La schizophrénie, plus que la dissociation ou qu'une désorganisation de la personnalité, est une brisure identitaire qui signifie une atteinte à la liberté humaine. Que l'atteinte identitaire soit rapportée à une perte portant sur le jeu des rôles ou sur l'évidence naturelle, elle appelle un étayage identitaire au plan thérapeutique, ressortissant à la fois du « pouvoir guérir », de la reprise de la performance de rôle, ou encore de la mobilisation des histoires de vie. Si la schizophrénie vaut pour une autonomisation extrême, si on la considère comme l'instant répété de la naissance identitaire qui engage la problématique essentielle de la subjectivité, qui est « pouvoir de constituer du sens », alors le principe thérapeutique central doit veiller à établir des conditions relationnelles favorables à la dynamique de la constitution identitaire du patient. Cette thérapie d'identité s'établit dans un éloge de la patience, qui comporte la nécessité de structurer un cadre thérapeutique formant un support à la quotidienneté élémentaire et d'aménager le temps présent de la rencontre en vue de cette exigence particulière d'avoir à construire non pas tellement l'avenir que bien plutôt le passé. L'équipe thérapeutique doit être attentive aux mouvements d'individuation et travailler à garantir une disponibilité relationnelle, à assouplir les règles du fonctionnement communautaire tout en maintenant fermement la direction principale du programme de soins et à engager une reprise fréquente du projet thérapeutique, dans le contexte d'une stabilisation chimiothérapique qui vaut pour une prémédication précieuse [résumé d'auteur]


    Mots clé : SCHIZOPHRENIE ; IDENTITE ; SUBJECTIVITE ; PROJET THERAPEUTIQUE ; PHENOMENOLOGIE ; AUTONOMIE ;
       

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