Retour à la page d'accueil





Liens utiles





Pour nous contacter


Bibliothèque médicale
Henri Ey (BmHEY)


IFCS


IFSI













Article

Vérité et mensonge : l'évaluation de la crédibilité en psychiatrie légale et en pratique judiciaire
    Auteurs : Bénézech, Michel
    Date de parution : 2007
    Pagination : 351-364
    Localisation CHSA : BmHEy
    Titre de la revue : ANNALES MEDICO PSYCHOLOGIQUES
    "La question de la vérité ou du mensonge d'un témoignage devant la justice est aussi ancienne que le droit et a donné lieu à d'innombrables controverses médicolégales. Les médecins aliénistes se sont interrogés, tout spécialement dans les affaires d'agressions sexuelles, sur le mensonge pathologique, la mythomanie, la folie morale, les fausses auto- et hétéroaccusations, la sincérité de la parole des enfants. Dans la première moitié du XXe siècle, des auteurs comme l'Italien Altavilla, l'Espagnol Mira y Lopez, le Français Gorphe ont écrit des traités entiers consacrés à la psychologie des investigations et des procès criminels, à la critique des auditions devant les enquêteurs, aux écarts entre la vérité psychologique et la vérité judiciaire, aux méthodes pour découvrir mensonge et fabulation. Les auteurs actuels (Vrij, St-Yves et Landry) classent les procédés pratiques et expérimentaux pour détecter le mensonge en trois catégories: 1) L'observation des comportements non verbaux et paralinguistiques du déclarant; 2) L'analyse du discours à la recherche d'indices permettant d'évaluer la crédibilité de la déposition; 3) La mesure technique des indices physiologiques liés à l'émotion qui accompagne le mensonge (polygraphie, analyse de la voix, électroencéphalographie avec potentiels évoqués). En l'absence de preuves concrètes, lorsque l'accusation ne repose que sur la parole de la victime présumée, l'intime conviction du juge (certitude raisonnée) est le seul élément lui permettant de juger le suspect. Les expertises psychologiques et psychiatriques concernant la personnalité du prévenu et la crédibilité de la «victime» risquent alors de jouer un rôle essentiel dans la décision du tribunal correctionnel ou de la cour d'assises. En l'état actuel de la pratique judiciaire, l'expert «psy» ne doit en aucun cas se prononcer sur la réalité des faits ni se substituer au juge pour décider de la vérité judiciaire.[résumé d'auteur]"


    Mots clé : MENSONGE ; VERITE ; PSYCHIATRIE MEDICO LEGALE ; AGRESSION SEXUELLE ; CONFABULATION ; EXPERTISE MEDICO LEGALE ; EXPERTISE PSYCHIATRIQUE ; TEMOIGNAGE ; ENFANT ;
       

Envoyer par email
Ajouter au panier
Imprimer