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Analyse du profil socio-démographique et clinique de patients schizophrènes en fonction du traitement neuroleptique reçu
    "Nous disposons à ce jour de peu d'informations concernant les caractéristiques des patients schizophrènes suivis en hôpital de jour en France en fonction du traitement neuroleptique reçu. L'objectif de cette étude est de comparer le profil socio-démographique et clinique des patients en fonction de la posologie neuroleptique d'une part, et en fonction de l'utilisation d'une mono ou d'une multithérapie neuroleptique d'autre part. Pour réaliser cette étude, 116 patients schizophrènes traités dans 12 hôpitaux de jour situés en Île-de-France ont été recrutés. Pour être inclus, les patients devaient répondre au diagnostic de schizophrénie (DSM IV), être traités en hôpital de jour dans l'un des centres concernés et avoir un traitement neuroleptique depuis au moins deux mois. Les outils d'évaluation utilisés étaient le MINI, la CGI et la PANSS. Les posologies pour les traitements neuroleptiques ont été recueillies et converties en équivalent chlorpromazine afin de pouvoir comparer les patients entre eux. Globalement, les résultats indiquent que le fonctionnement psychosocial des patients est assez perturbé, avec des symptômes négatifs prédominants. La dose moyenne du traitement neuroleptique reçue par les patients était de 660 mg/j. et 68 % des patients étaient traités par antipsychotique (amisulpride, clozapine, olanzapine, rispéridone). Cependant, on remarque que 32 % des patients reçoivent des posologies neuroleptiques entre 600 et 1 000 mg/j et 24 % ont des posologies supérieures à 1 000 mg/j. Lorsque les profils des patients sont comparés en fonction de la classe de posologie neuroleptique (≪ 300 mg/j ; 300-599 mg/j ; 600-999 mg/j ; > 1 000 mg/j), nous n'observons pas de différences significatives pour les variables socio-démographiques entre les groupes. Cependant, les données montrent que les patients qui sont traités à faible posologie (≪ 300 mg/j) présentent un meilleur fonctionnement psychosocial et sont plus souvent traités par halopéridol, loxapine et rispéridone, tandis que ceux traités à forte posologie (> 1 000 mg/j) manifestent une symptomatologie positive plus prononcée et sont plus fréquemment traités par clozapine. Ensuite, quand on compare les patients, suivant qu'ils reçoivent une monothérapie ou une multithérapie neuroleptique, on remarque que ceux sous monothérapie sont surtout traités par clozapine ou olanzapine et manifestent une symptomatologie positive plus marquée. L'analyse des résultats indique aussi une fréquence importante de coprescription de psychotropes (antidépresseurs, thymorégulateurs, anxiolytiques, correcteurs, hypnotiques) avec le traitement neuroleptique initial. Ces résultats sont discutés au regard des données actuelles sur les recommandations relatives au traitement neuroleptique pour les patients schizophrènes.[résumé d'auteur]"


    Mots clé : SCHIZOPHRENIE ; HOSPITALISATION ; SYMPTOMATOLOGIE SCHIZOPHRENIQUE ; EVOLUTION ; PRESCRIPTION MEDICALE ; ANALYSE FACTORIELLE ; ETUDE COMPARATIVE ; NEUROLEPTIQUE ; NEUROLEPTIQUE ATYPIQUE ; INDICATION THERAPEUTIQUE ; POSOLOGIE ; POLYMEDICATION ; RECOMMANDATION ;
       

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